Stratégies politiques pour le Grand Paris

Le 1er janvier 2016 est née la Métropole du Grand Paris. Elle comprend la ville de Paris proprement dite, 130 communes de la petite couronne et six de la grande couronne. Il s’agirait de procéder à une nouvelle subdivision. Deux configurations se profilent. La première défendue par Emmanuel Macron lors de la campagne des Présidentielles supprimerait le 92, le 93 et le 94 au profit de douze établissements publics territoriaux. Qui se verraient affecter les prérogatives des départements disparus. Notamment la gestion des prestations sociales. Le Grand Paris coordonnerait l’ensemble. L’actuelle maire de Paris, Anne Hidalgo, soutient ce scénario, d’autant qu’elle souhaiterait une assemblée métropolitaine composée à partir des conseillers municipaux élus. Afin qu’il n’y ait pas d’élection sur la gouvernance du Grand Paris.

La seconde configuration est celle d’une fusion large avec la région. C’est l’option bien évidemment privilégiée par Valérie Pécresse, présidente de la grande Région Île-de-France ainsi que des différents présidents des départements éventuellement sur la sellette. Leur argument premier étant de refuser le risque d’une fracture des territoires ruraux avec ceux urbains. Les opposants, eux, contragumentent en disant que cette vision du Grand Paris constituée de douze millions d’habitants est disproportionnée et poserait de gros problèmes de  cohérence, cohésion et gestion..

Un Grand Paris durable

L’immobilier est incontestablement, avec les Transports notamment, un des enjeux primordiaux  du Grand Paris selon le maire du Kremlin-Bicêtre, Jean-Marc Nicolle. Il s’agirait de construire 70 000 nouveaux logements chaque année. Et ce pour répondre un tant soit peu au manque de logements.  Tout en respectant l’objectif impératif de préserver les espaces naturels. Aussi, le projet vise à densifier les sites déjà urbanisés. Cette restructuration de l’agglomération est l’occasion de faire du Grand Paris une mégapole exemplaire en matière de développement durable. Le cahier des charges de “ville durable” sera strictement respecté, comprenant la qualité écologique des constructions, la sobriété énergétique notamment. Mais également la mixité entre les types de logements (dont ceux à caractère social), les commerces de proximité, les universités, les pôles de compétences, les équipements sportifs et culturels, etc.

Il s’agira bien évidemment de proposer un réseau de transports en commun performant et adapté. Ainsi que des accès rapides. Pour une alternative décourageant l’utilisation des voitures. A ce titre, les sites de construction seront étudiés en fonction des futures gares du Grand Paris Express.

Le Grand Paris Express

Les usagers

Sans compter les touristes dont on sait qu’ils sont nombreux (Paris étant une des villes les plus visitées au monde), la moitié des communes de l’agglomération, accueillent en journée le double de leur nombre de résidents.

Les actifs

Dans l’agglomération parisienne, 68 % des actifs se déplacent pour raisons professionnelles. Ce qui représente plus de 3,2 millions d’individus qui travaillent hors de leur commune de résidence. A l’exception des Parisiennes et des Parisiens dont les deux-tiers des actifs travaillent sur place. La tendance est néanmoins à l’élargissement géographique du lieu de travail.

Les étudiants

Dix-sept universités, plus d’un demi-million d’étudiants, 70 000 enseignants et chercheurs font de Paris un pôle universitaire majeur. Néanmoins les problématiques sont nombreuses. En matière de capacités d’accueil des étudiants, entre autres. Le projet du Grand Paris est censé y pallier. Les étudiants sont 62 % non-résidents parisiens. Car l’offre la plus riche en équipements et formations universitaires étant localisée en zone dense. Les pôles se répartissent sur plusieurs sites (Saint-Denis, Créteil, Nanterre, Cergy, etc.) et sont complètes par de petits établissements de proximité́ situes notamment en grande couronne, des antennes universitaires et des sections de techniciens supérieurs dans les lycées.

Les associations de défense des consommateurs alarmées par la modification de la règlementation relative à la publicité des crédits conso

Le gouvernement veut rendre plus flexible l’ensemble des règlements concernant les techniques et les moyens commerciaux qui ont trait au marché du crédit à la consommation. Toutefois, du côté des associations qui défendent les consommateurs, cette décision n’est pas vue d’un bon œil. En fait, ce que ces associations craignent, c’est que les ménages finissent par s’endetter excessivement.

La règlementation sur la publicité des prêts allégée suite à trois grandes modifications

Il existe une loi sortie en 2010, la loi de Lagrade, qui cerne ce qui a trait à la publicité des diverses sortes de prêts dont les crédits renouvelables. Cette loi a pour objectif de limiter les cas de surendettement sur le territoire français. Cependant, afin de rendre plus souples les tâches des entreprises en réduisant ces principes servant de règlement sur la publicité, le gouvernement veut appliquer des changements à cette loi.

Les emprunteurs ont besoin qu’on leur informe régulièrement que le prêt est d’abord et avant tout un engagement. Ils doivent s’assurer qu’ils aient toujours de quoi rembourser le crédit souscrit, autrement dit s’assurer qu’ils sont aptes financièrement. Il existe des mentions permettant d’aviser les emprunteurs sur ces obligations, mais, selon le Figaro, les réformes prévues par le gouvernement ont pour objectif de supprimer ces mentions.

Depuis toujours, sur les annonces publicitaires de type papier ou de type numérique concernant les taux et les échéances de remboursement de prêt à la consommation, il y a des détails précis, clairs et nets. Les réformes menacent de supprimer ces détails. Vous pouvez suivre ce lien pour comparer l’offre de certains organismes.

Parmi les précisions se trouvant dans la zone de menace de disparition, il y a, de un, l’annonce aux consommateurs qu’ils ont droit à un délai de réflexion de 10 jours. Ensuite, le fait qu’il est possible de subordonner la vente à l’acquisition de l’argent dont on a demandé l’emprunt, est aussi susceptible de ne plus apparaître dans les informations. Enfin, les annonces pourraient également ne plus mentionner que si la demande de prêt n’a pas été un succès, tout montant payé par le client, ayant fait l’objet d’avance, doit être entièrement restitué.

Les réformes menacent les ménages d’être surendettés

Bien évidemment, du côté des associations défendant le droit des consommateurs, c’est la surprise mêlée de panique. Pour elles, La modification des mesures en usage depuis l’année 2010 est aberrante, sachant que le pourcentage des Français se trouvant dans le cas de surendettement est encore alarmant.

Ces associations pensent que si les réformes sont mises en place, le premier danger réside dans le fait que les consommateurs pensant que les crédits sont gratuits. Par conséquent, ils dépensent plus que ce qu’ils ne doivent, alors que l’accès au crédit devient de plus en plus facile. Le crédit emprunté sert alors soit à alléger les mensualités soit à faire des acquisitions non justifiées.

Le rachat de crédit également a toujours été une opération très prisée même si les taux d’intérêt diminuent très lentement.

La prolongation de la période de remboursement combinée avec l’usage d’un taux plus profitable entrainent que les ménages sont plus à l’aise financièrement et les règlements de fin de mois sont allégés.